w w w . c i n e m a w a l l o n i e . b e

Le fils d'Amr est mort !
Genre : drame psychologique
Réalisation: Jean-Jacques Andrien
Pays de production : Belgique/ France/ Tunisie
Année de production : 1975
Sortie : 1975
Durée: 80 minutes
Formats: Couleur/35mm - 1/1,66
Grand prix du festival de Locarno 1975 - Prix André Cavens de l'UCC / meilleur film belge 76 - Prix de l'ACCT
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Sujet
Un homme dont on ne sait rien, mais qui est joué par Pierre Clémenti dont on connaît le talent
immédiat de présence, vit avec une femme et un enfant à Bruxelles. Il est voleur à
la tire et il a un complice occasionnel, un maghrébin qu'il retrouve mort dans un autobus rouillé,
épave au fond d'un bois, sans savoir qui il est vraiment et le pourquoi de sa disparition. Muni de ses papiers
d'identités, trouvés dans cette débâcle, Clémenti part dans le sud tunisien pour
comprendre. Deux mondes, l'européen et le tunisien dont on ne verra que les codes et les signes.
Un film qui reste volontairement au delà et en deçà de la fiction qui n'est qu'esquissée.
Face à l'indicible, la fiction/action s'efface ici au profit d'une fiction/méditation.
Commentaire
Dans les années cinquante, une lutte intestine minait le mouvement indépendantiste tunisien. Dans
des villages du sud, les partisans de Ben Youssef (Nasseriste) entendaient bien ne rien négocier avec l'occupant
français alors que le nordiste Bourguiba pensait que les compromis pouvaient mener à une autonomie
dans la coopération. C'est ainsi que des héros résistants furent en nombre massacrés
par leurs frères d'armes. Le père de Salah était de ceux-là. Et l'orphelin a fuit en
Belgique.
Mais cette histoire de radicalité et de trahison, qui ici s'en soucie, qui même la connaît ?
Pierre, le seul ami de Salah, ne lui a jamais rien demandé de son passé, de ses origines. Un jour
Salah est mort. Et Pierre part en Tunisie essayer de comprendre le triste mystère qui habitait la solitude
de son compagnon.
Anecdotes
Jean-Jacques Andrien a vécu six mois dans le village berbère de Guermessa (extrême sud tunisien)
pour écrire le scénario de ce film sur base des témoignages des habitants.
La première projection publique du film en Tunisie a eu lieu en 1998 à Tunis dans le cadre du festival
de Carthage.
Accueil médiatique
"Ce film est un regard, le regard que Pierre Clementi -et nous à travers ses yeux- portons sur les
êtres et le monde.(...) Du racisme, de l'absence de communication, de la complicité, de l'immigration,
il y a dans le film de Jean-Jacques Andrien une approche neuve, qui ne cherche pas à nous imposer des interprétations
mais à susciter une réflexion." Henri Roanne Musée du cinéma - Bruxelles 1980.
"En somme, une rencontre-confrontation. Résolue par l'auteur avec des glissements progressifs de plans,
de sensations, d'états d'âme tournés dans le but de réunir les deux destins dans une
atmosphère unique de rupture et d'abandon : dénonciation "historique" pour une part, et
d'autre part dénonciation existentielle ..." Gian Luigi Rondi - Il Tempo - 1975.
"Le fils d'Amr est un film remarquable, exceptionnel. L'ayant vu une première fois, il y a longtemps,
peu après sa date de réalisation en 1975, j'ai voulu aller revérifier mon enthousiasme d'alors
avant d'écrire... et j'ai retrouvé les deux intacts: le film et ma flamme!" La revue du cinéma
(Paris) - 1er juillet 81.
Générique artistique
Interprètes
Pierre Clementi : Pierre
Claire Wauthion : Claire
Malcolm Djuric : Malcolm
Générique technique
Réalisateur
Jean-Jacques Andrien
Sociétés de production
Les Films de la Drève
SATPEC
Unité 3
scénariste
Jean-Jacques Andrien
dialoguiste
Franck Venaille
Musique
Claude Monteverdi
Directeurs de la photo
Yorgos Arvanitis
Georges Barski
Ingénieurs du son
Henri Morelle et Gérard Barra
Monteur
Philippe Gosselet