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AUSTRALIA
Ventes internationales : Studio Canal Image (Peggy Morscher : 33171758722)
Genre : Drame psychologique
Réalisation: Jean-Jacques Andrien
Pays de production : Belgique/ France/ Suisse
Année de production : 1989
Sortie : octobre 1989
Durée: 118 minutes
Formats: Couleur/35mm/ 1/1,66
Prix de la meilleure photographie au festival de Venise 1989 - Prix"Kodack Cristal Award"89 - Prix Femina
du meilleur film belge 89 ...
Sujet
Dans les années 50/60, l'industrie lainière à Verviers est en difficulté. Les grandes
familles n'ont pas vu venir la concurrence internationale, les duretés d'un marché qui se déplace
et qui est de plus en plus compétitif. Elles vivent dans la certitude de leur savoir-faire et dans l'endormissement
d'une situation acquise. C'est alors qu'on rappelle les fils exclus pour jouer les sauveurs. Deux frères,
celui qui vient d'ailleurs et celui qui est resté là, vont se retrouver. Le premier, pris dans l'impossibilité
de dire, le second englué dans l'incapacité de vivre. Le dénouement laisse ouvert leur destin
mais il est plus prometteur pour celui qui a vécu l'ouverture que pour celui qui s'est replié sur
des positions défensives.
Commentaire
Au plan narratif, Jean-Jacques Andrien a bénéficié de l'apport de Jean Gruault (Jules et Jim)
et de Jacques Audiard.
Dans ce film, le "montré" n'est que l'apparence des choses. L'essentiel se joue dans un hors-champ,
résonance étonnamment profonde entre l'acteur et le cinéaste, le personnage et le spectateur.
L'écho émotionnel est iconique et non mélodramatique. Le temps des plans, le rapport à
l'espace (le paysage wallon ou le bush australien), l'inachèvement des conversations, la pudeur des personnages
laissent, comme chez Angelopoulos ou Tarkovski, une béance à l'imagination et se refusent à
l'immédiat de l'explication.
Accueil médiatique
"Il y a dans le romanesque d'Andrien de l'incandescence italienne et de la décence anglaise, du Visconti
et de l'Ivory, une formule alchimique pas bien éloignée de celle d'André Delvaux. Mais là
où l'auteur de Benvenuta joue des accents, des dialogues, d'une abstraction de la mise en scène,
Andrien met en évidence les difficultés d'expression, ces mots qui ne sont jamais à la hauteur
de l'intensité des émotions, ces sentiments cadenassés qui éclatent brutalement en
accès de sincérité." Fernand Denis - Le soir 8/10/89.
"Mais la qualité d'Andrien, comme dans ses films précédents déjà, est la
manière originale et forte avec laquelle il conjugue les plans les plus différents, l'intime comme
le collectif, l'affectif contre l'économique, associant géographie des lieux et des corps, trajectoires
des désirs et des courants sociaux, rendant compte du réel comme peu de réalisateurs et créant,
pour ce faire, une texture palpable, une matière cinématographique totale, souvent bouleversante
d'évidence." Louis Danvers - Le vif l'express 13/9/89.
"La tripartite de la coproduction et le bilinguisme français/anglais, reste un exemple réussi
de réalisation multinationale européenne dictée par le besoin du sujet." Len - Variety
13 Sept 89.
Générique artistique
Interprètes
Jeremy Irons : Edouard Pierson
Fanny Ardant : Jeanne
Tcheky Karyo : Julien Pierson
Agnès Soral : Agnès.
Générique technique
Réalisateur
Jean-Jacques Andrien
Producteurs
Marie Pascale Osterrieth et Jean-Jacques Andrien
Sociétés de production
AO Production
Les Films de la Drève
Cab production Lausanne
Christian Bourgois production
Cinécinq
RTBF (Bruxelles)
Canal +
Scénaristes
Jean Gruault
Jean-Jacques Andrien
Jacques Audiard
Musique
Nicolas Piovani
Directeur de la photo
Yorgos Arvanitis
Décorateur
Herbert Westbrook
Ingénieurs du son
Henri Morelle et Gérard Lamps
Monteur
Ludo Troch avec la collaboration d'Henri Colpi